Ils avaient des étoiles dans les yeux, ne se quittaient pas du regard et restaient silencieux. Ils n'avaient pas besoin de parler, leurs prunelles brûlantes de désirs s'exprimaient pour eux.
Il serra un peu plus fort sa main dans la sienne et l'attira à lui pour l'embrasser. Il l'étreignait tendrement, et ses doigts glissaient amoureusement sur son dos et sur ses hanches, soulevant légèrement le pull noir qui recouvrait sa peau. Puis il s'arracha doucement à leur étreinte et scella leur baiser, pour la regarder profondément et lui murmurer :
- Bonne nuit.
Il espérait qu'en prononçant ces mots elle comprendrait qu'il la laissait douloureusement retrouver sa tente et ses amis, mais qu'il lui tardait que la lune et les étoiles retournent se coucher, car cela signifierait que le jour était revenu, et qu'avec lui s'annonçaient leurs retrouvailles.
Mais Lunaé ce soir ne l'entendait pas ainsi. D'un signe de tête elle lui fit comprendre qu'elle n'était pas d'accord, cette nuit, elle ne le quitterait pas. Alors elle le prit par la main et l'entraîna vers l'endroit où il avait garé son camion, et où il passait chacune de ses soirées depuis qu'il était arrivé au festival. Un matelas posé directement sur le sol de la voiture lui servait de lit.
Comprenant où elle voulait en venir il entreprit d'ouvrir la bouche pour parler, mais elle ne lui en laissa pas le temps. En effet, elle posa son index sur ses lèvres à lui et approcha les siennes de son doigt.
- Shuuut.
Puis elle retira délicatement sa main et l'embrassa. Il ne résista pas longtemps, il en était incapable, il l'aimait et la désirait trop pour la repousser. Il la prit dans ses bras et s'abandonna longtemps dans leur étreinte. Puis elle interrompit leur baiser pour lui dire dans un sourire complice :
- Si on entrait ?
Il lui répondit quant à lui par un sourire timide et chercha les clefs qu'il retira de l'une des poches de son jean. Il la prit par la main et l'entraîna vers l'arrière du camion dont il ouvrit les portières, la laissa entrer puis pénétra à son tour dans le véhicule.
Il s'était appuyé contre les portes une fois qu'il les avait refermées derrière lui, et il l'observait à présent. Elle s'était avancée jusqu'à ce qu'elle ne le puisse plus, puis s'était retournée.
Ne bougeant ni l'un ni l'autre durant quelques instants, elle fit le premier pas vers lui et il fit le second. Ils finirent ainsi par se retrouver enlacés au milieu de l'espace restreint qu'il leur était offert. Elle glissa ses mains sous son T-shirt effiloché pour caresser sa peau, puis le lui retira. Elle vit alors la chaîne qu'il portait à son cou et dont la fermeture n'était autre qu'un cadenas. Elle le prit entre ses doigts, il la laissa faire. Puis elle le laissa délicatement retomber et plongea son regard dans ses beaux yeux bleus. Il souleva alors ses longs cheveux qui tombaient jusqu'au bas de son dos, et lui retira délicatement le pull léger qu'elle portait à fleur de peau. Puis ils s'allongèrent sur le matelas et terminèrent de se déshabiller. Il se détacha alors de leur étreinte pour enfiler le préservatif puis retourna se pelotonner dans ses bras.
Leur souffle se faisait plus lent, leur désir était devenu insoutenable, il pénétra en elle, doucement.

