Saison volée (21 juillet 2004)

Saison volée (21 juillet 2004)
*

Saison volée (21 juillet 2004)

Cette atmosphère qui n'est ni tienne ni mienne,
Cette saison volée,
J'sais bien qu'demain j'te verrais plus jamais
Mais notre relation s'rait-elle la même si
Nous n'la vivions pas ailleurs qu'dans notre vie ?

C'est une saison volée
Saison vécue à tout jamais
C'est une saison volée
Saison qu'l'on oubliera jamais

Et puis c'est la vie mais c' n'est pas la vie
Ailleurs on oublie tout, on oublie l'pire
En vain on essaye de se souvenir
Mais hors de sa vie on vit mieux qu'jamais
On s'laisse aller, on vie comme on l'voudrait

C'est une saison volée
Saison vécue à tout jamais
C'est une saison volée
Saison qu'l'on oubliera jamais

Pourtant nous finissons par repartir
Car c'est pas notre vie
A moins de choisir de plus avoir d'vie
Et d'vivre quelques saisons volées avec d'autres
Dans des maisons qui n'sont pas les nôtres
Dans des maisons qui n'sont pas les nôtres

C'est une saison volée
Saison vécue à tout jamais
C'est une saison volée
Saison qu'l'on oubliera jamais


Texte déposé sur CopyrightFrance.com



*

# Posté le jeudi 09 novembre 2006 10:50

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 16:22

Nuit insomniaque (21 août 2004)

Nuit insomniaque (21 août 2004)
*

Nuit insomniaque (21 août 2004)

Vision obscure de cette nuit
Nuit insomniaque
Bien trop vide pour rester immortelle
Et bien trop vide pour simplement vivre
Envolée dès demain grâce à ses ailes
Mais demain ne sera-t-il pas trop ivre ?

Nuit insomniaque
Tu m'ensorcelles
Mais il n'faut pas oublier

Et tous ces murmures qui s'disputent
Qui se chamaillent
Le temps d'une s'conde ou d'une heure le droit d'vivre
Jusqu'à disparition d'la moindre voix
La seule voix qui chante alors et enivre
Est celle bercée de magie de la Mère

Nuit insomniaque
Tu m'ensorcelles
Mais il n'faut pas oublier

C'est alors qu'un enfant appelle
Pareil à l'ange
Un grimoire partage bien des secrets
Les milliers d'pensées d'une jeune maman
Aperçue le temps d'un instant gravé
Aux nuages d'la ville aux splendeurs du temps

C'est la ville aux mille splendeurs
Toutes accrochées
Sur les rebords d'une marche ou d'un balcon
Shakespeare n'en a vu aucune étincelle
De cette ville vivant hors du temps profond
Des amants damnés dont elle est fidèle

Nuit insomniaque
Tu m'ensorcelles
Mais il n'faut pas oublier



Texte déposé sur CopyrightFrance.com



*

# Posté le jeudi 16 novembre 2006 11:08

Trop... (23 août 2004)

Trop... (23 août 2004)
*

Trop... (23 août 2004)

Elle laisse glisser la pointe bleue sur le papier
Elle pianote sur les touches d'un magicien du monde
Elle s'vide ainsi de c'qu'elle sait être et de c'qu'elle est
Elle s'offre toute entière comme un orage inonde

Trop elle même pour être vraie
Trop sincère pour être crue
Trop honnête pour être innocente
Personne la voit, personne la croit
Elle reste incomprise

Sans doute va t-elle trop vite contrair'ment au passé
Et qu'elle effraye tel le spectre d'une maison hantée
Mais comment prendre son temps et être patiente
Quand sa pointe bleue achève toujours seule sa danse lente ?

Trop elle même pour être vraie
Trop sincère pour être crue
Trop honnête pour être innocente
Personne la voit, personne la croit
Elle reste incomprise



Texte déposé sur CopyrightFrance.com



*

# Posté le jeudi 16 novembre 2006 11:13

Doux esprit, rends le rêve réel (17 septembre 2004)

Doux esprit, rends le rêve réel (17 septembre 2004)
*

Doux esprit, rends le rêve réel (17 septembre 2004)

Dans cette chambre au milieu du vide et du néant
Je m'envole, je m'évade, je pars et cependant
Mon corps immobile reste ici comme un pantin
Mon âme dansante vit ailleurs, p't être parmi les fées
Et emmène parfois mon corps qui s'met à danser

Je rentre en transe dans cet état second précieux
Et j'plane sans l'aide de l'accoucheuse des rêves bleus
Puis je meurs dès que l'esprit regagne le corps
Le rêve est doux quand la chute brûle comme la lave
L'esprit n'a plus d'forces pour faire du corps son esclave

Doux esprit, rends le rêve réel !

Mais quand elle s'évade mon âme, ce n'est jamais seule
Un inconnu l'accompagne et vole au fond d'elle
Et lorsque je meurs je garde en moi le désir
Qu'ce soit l'corps d'cet inconnu qui réveille le mien
Mais j'me réveille bien sûr toujours seule à la fin

C'est encore un poignard qui perce mon coeur et mon âme
Et allonge mes heures de souffrance grâce à sa lame
J'n'ai pas c'qui dès qu'on l'a rend les heures si brèves
J'ai peur mais j'devrais laisser mon corps s'envoler
Et mon âme devrait s'jeter dans le vide et oser

Doux esprit, rends le rêve réel !



Texte déposé sur CopyrightFrance.com



*

# Posté le jeudi 16 novembre 2006 11:17

Modifié le jeudi 23 novembre 2006 09:11

Douce solitude (15 et 22 septembre 2004)

Douce solitude (15 et 22 septembre 2004)
*

Douce solitude (15 et 22 septembre 2004)

Douce solitude,
Tu me sembles parfois tellement amère
Je te hais autant que je peux t'aimer
Pourtant j'aim'rais pouvoir te partager
J'peux toujours grâce à toi quitter la terre

Tu me manques dès qu'j'ne suis plus avec toi
Quelqu'un saura-t-il un peu t'éclipser ?
Excuse-moi de vouloir te faire parler
Avec celle d'une autre âme damnée sans voie

Jour après jour la vie me blesse
Elle fait mal sans cesse
Je ne sais pas comment m'y prendre
J'me transforme en cendres
Mes tentatives sont désastreuses
Encore trop rêveuse

Douce solitude,
Nous n'avons pas d'autre choix que de te vivre
Nous n'trouvons juste personne pour t'partager
La honte s'abat sur toi, faut te cacher !
Pour suivre toutes les règles dont nous sommes ivres

Si nous t'montrons sans honte nous payons l'prix
Personne n'veut nous r'joindre dans notre exclusion
Même sur lui je te vois sans protections
Il m'l'avait dit mais j'n'l'avais pas compris

Jour après jour la vie me blesse
Elle fait mal sans cesse
Je ne sais pas comment m'y prendre
J'me transforme en cendres
Mes tentatives sont désastreuses
Encore trop rêveuse



Texte déposé sur CopyrightFrance.com



*

# Posté le jeudi 23 novembre 2006 09:12